Le 8 janvier de 2000Au nom de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et en ma qualité de co-président de ce débat passionnant, de concert avec le Docteur Julius Ihonvbere et Mme Adwoa Dunn-Mouton, je vous souhaite officiellement la bienvenue à ce débat électronique intitulé “Politiques internationales, réalités africaines” dont l’objet est de cibler et de concrétiser le débat actuel sur la politique de développement des Etats-Unis en Afrique.
Au CEA, nous attachons une grande importance à notre partenariat avec le Centre d’information sur la politique africaine (l’APIC) dans le cadre de cette initiative originale et innovante. Nous considérons cette table ronde comme un nouveau moyen de contribuer à :
- Elargir et approfondir, parmi les personnes intéressées, le dialogue sur les problèmes de développement auxquels l’Afrique est confrontée, faire mieux comprendre quelles sont les implications de ces problèmes sur les politiques et les programmes et se mettre d’accord sur la façon de résoudre certains de ces problèmes.
- Faciliter la formulation de solutions aux problèmes de développement de l’Afrique et faire en sorte que les Africains en soient partie prenante.
- Pousser les amis et les partenaires de l’Afrique à se rallier à de tels programmes et politiques.
- Enfin, disséminer plus amplement parmi les pays du Continent et la Diaspora des Africanistes une information qui soit pertinente sur le plan politique et se rapporte au développement de l’Afrique.
En appuyant ce partenariat, la CEA se servira systématiquement des conclusions des conférences de haut niveau et aux autres manifestations organisées par ses soins, ainsi que de celles des rapports analytiques et des documents de politique générale publiés par la Commission pour enrichir les débats de la table ronde électronique organisée par l’APIC et la CEA. Nous cherchons également à tirer parti du rôle joué par la CEA au sein de l’Initiative de la société d’information africaine et de notre expérience des espaces de dialogue électroniques, acquise à l’occasion des grands forums de discussion de la CEA, pour entrer en contact électronique avec divers intéressés en Afrique. Parmi nos expériences dans ce domaine, citons plusieurs mois de dialogue électronique, parrainé par nos soins, sur le thème de la Conférence de mai 1988 célébrant le quarantième anniversaire de la CEA, ainsi que le Forum sur le développement de l’Afrique du mois d’ octobre 1999. En fait, nous avons précisément conçu le mécanisme du Forum sur le développement de l’Afrique pour faire avancer le dialogue et agir sur les problèmes de développement graves et urgents auxquels le Continent fait face, partant du principe que ce sont des politiques et des stratégies menées par des Africains qui permettront au Continent d’atteindre un développement durable.
C’est dans ce contexte que nous avons organisé en octobre dernier le premier Forum sur le développement de l’Afrique intitulé : “La mondialisation et l’age de l’information, un défi pour l’Afrique”. Au moment où le millénaire se profilait à l’horizon, nous avons pensé qu’il importait au plus haut point de définir des stratégies de participation à l’économie mondiale de l’information qui soient conçues et menées par des Africains. Je suis heureux de vous annoncer que le FDA 2000 aura pour thème un autre sujet brûlant, c’est-à-dire le défi que pose le VIH/SIDA au développement de l’Afrique. Les préparatifs du FDA 2000 ont déjà démarré, de concert avec l’ONUSIDA, la Banque Mondiale et d’autres partenaires. Nous chercherons à mobiliser le continent entier et nos partenaires en matière de développement pour qu’ils trouvent des solutions globales et bénéficiant d’un soutien politique maximal au problème de développement que pose le VIH/SIDA
Parce qu’elle cherche à faire connaître la complexité du développement africain à un public plus vaste et souhaite participer aux initiatives visant à définir la future politique africaine des Etats-Unis, la table ronde électronique de l’APIC et du CEA va dans le sens des objectifs du FDA et reflète l’importance que nous attachons au plaidoyer pour l’Afrique. Elle offre aussi un moyen de communication important au moment où nous devons expliquer plus clairement à nos partenaires bilatéraux pourquoi il importe de maintenir l’aide au développement et de l’augmenter dans un avenir proche.
Cette année, j’ai eu le privilège de participer aux réunions ministérielles entre les Etats-Unis et l’Afrique au Département d’Etat des Etats-Unis. A cette occasion, j’ai souligné les caractéristiques possibles d’un partenariat entre les Etats-Unis et l’Afrique et ai fait quelques commentaires sur le commerce, l’aide au développement, les investissements, la dette, la technologie de l’information, le régionalisme et le multilatéralisme. Vous pouvez lire le texte intégral de ma déclaration sur la page d’accueil du CEA au http://www.un.org/depts/eca ou encore en envoyant une demande par courrier électronique par le ecainfo@un.org. Je suis heureux que cette déclaration contribue aux délibérations que nous allons entamer.
Avant de conclure ces brèves remarques de bienvenue, je voudrais exprimer tout le respect que j’éprouve pour les éminents panélistes dont les points de vue et les idées serviront à alimenter les discussions virtuelles sur lesquelles s’articuleront les quatre thèmes de discussions. Depuis toujours, nous sommes fermement convaincus à la CEA qu’il faut trouver le moyen de puiser dans l’abondante richesse intellectuelle présente chez les Africains et les africanistes. La liste des panélistes que cette initiative a attirés manifeste clairement les possibilités qui existent dans ce domaine grâce aux discussions électroniques.
Ce qui me réjouit plus que tout dans ce forum, c’est le fait que nous puissions tous exprimer nos points de vue sur les thèmes abordés. En fait, c’est l’ensemble de nos contributions qui structurera la conclusion finale de cette table ronde, conclusion que nous avons l’intention de publier sur papier mais aussi d’archiver électroniquement pour la mettre à la disposition du public. Je vous prie donc tous instamment de participer pleinement aux débats avec toute la passion que suscite en vous la participation au développement de l’Afrique.
Je suivrai personnellement ces discussions et je me réjouis à la perspective de ce dialogue qui, j’en suis certain, sera riche et vibrant et contribuera significativement au dialogue sur la politique africaine en cours aux Etats-Unis et ailleurs.
Africa Policy Information Center
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